2026 signe la mise en application du règlement européen PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation). Celui-ci vient harmoniser les objectifs de la directive européenne et complète donc les 3R du décret d’application français AGEC. Car les deux visent évidemment le même but : diminuer les emballages et leurs déchets, notamment le plastique. Réemploi, recyclage et réduction sont les trois mots d’ordre. Et pour y répondre des alternatives existent déjà pour une palettisation efficace et plus éco-responsable. Focus sur les films biosourcés et les films recyclés.
Plastique recyclé ou biosourcé : performances, avantages, inconvénients et coûts.
PPWR : recyclabilité et réemploi à l’horizon 2030
L’année 2026 est une année charnière pour les entreprises. Le 12 août, le nouveau règlement européen PPWR entrera en vigueur avec des objectifs à court, moyen et plus long terme. Le premier palier attendu pour le secteur logistique et de l’e-commerce est 2030, avec l’utilisation d’emballages contenant un minimum de 30-35 % de contenus recyclés et une réutilisation à hauteur de 40 %. Ces nouvelles normes appuient les attentes de la loi AGEC en France.
Les sociétés actives dans la logistique et l’e-commerce sont de fait invitées à revoir leurs parcs d’emballages. Concernant la palettisation, des alternatives plus éco-responsables existent et Rubafilm vous les propose déjà dans son catalogue : les films biosourcés et les films recyclés.
Film plastique biosourcés : avantages et inconvénients
La production mondiale de plastique représente encore aujourd’hui 430 millions de tonnes par an, dont la moitié pour des articles à usage unique. Un chiffre en expansion malgré les politiques de plus en plus fermes à ce sujet. Des alternatives voient néanmoins le jour dans une optique plus durable et sans utilisation de ressources pétrolières : le plastique biosourcé. Celui-ci est fabriqué à partir de matières premières d’origine végétale comme le maïs, le blé, la betterave, la canne à sucre ou la pomme de terre.
Pour les emballages de transports, seuls les films à base de canne à sucre, dont le «drop in » de substitution est proche des films en PE traditionnel, sont envisageables à ce jour. Les films à base d’amidon/mais/manioc, issus de ressources 100% renouvelables, sont davantage adaptés à la fabrication de sacs ou emballages unitaires qu’au filmage de palettes lourdes. Il peut s’envisager, sous certaines conditions, dans une logistique courte, légère ou en circuits fermés. Pourquoi ? Comparons leurs 10 propriétés mécaniques majeures.
Tableau comparatif logistique
| Critère | Film PE avec 60% de canne à sucre / matière biosourcée | Film amidon / maïs (PLA, bioplastiques) |
| Structure chimique | Polyéthylène identique au PE classique | Polymères différents (PLA, amidon) |
| Élasticité | Élevée, comparable au film PE | Moyenne à faible (plus rigide) |
| Allongement à la rupture | Très élevé (typique film étirable) | Plus limité selon formulation |
| Résistance à la déchirure | Bonne à très bonne, proche des films pétro-sourcés | Moyenne inférieure au PE |
| Adhésion palette | Bonne (tack PE standard) | Souvent plus faible que les films PE, additifs nécessaires |
| Tenue à l’humidité | Bonne | Sensible pour certains films amidon |
| Compatibilité machines | Excellente, sans modification | Variable selon la formulation, réglages souvent nécessaires |
| Recyclabilité | Oui, filière PE classique | Non pas dans les filières PE traditionnelles, nécessite un compostage dédié |
| Compostabilité | Non | Oui (conditions industrielles) |
| Usage typique palette lourde | Très adapté | Adaptation limitée ou cas spécifiques |
| Empreinte carbone // PE Fossile | -45 à 80% car le transport intercontinental ne représente que 5 à 15% de l’empreinte totale | Réduite, dépend du process |
Chez Rubafilm, nous avons dans notre catalogue du film étirable machine biosourcé. La matière PE contient jusqu’à 60 % de canne à sucre extraite du flux résiduel de la production sucrière. Utilisé depuis plusieurs années par des industriels qui ont adapté leurs filmeuses, il a fait ses preuves sur le terrain, même si son intégration dans les filières de fin supply chain reste marginale.
Conclusion
Les métiers de la logistique et de l’e-commerce se penchent sur leur portefeuille d’emballages afin de se tourner vers des alternatives plus éco-responsables. La mise en place du PPWR et les nouveaux objectifs AGEC obligent à revoir nos copies sous peine de sanctions. Rubafilm vous accompagne et vous conseille pour trouver des formules pratiques, performantes, économiques et bien plus écologiques, comme les films biosourcés ou recyclés. Notez que tous nos films plastiques sont recyclables et nos films pré-étiré vous permettent de limiter les déchets d’emballages. Contactez votre conseiller Rubafilm pour vous aiguiller dans votre choix en fonction de votre métier et cahier des charges.
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